Tendances 2023 : la transformation du marché du retail

Après deux ans d’accélération de l’e-commerce, une année 2022 de crise énergétique et d’inflation avec la guerre en Ukraine, et un été sous forme d’urgence climatique, le contexte pour 2023 est incertain. Les retailers sont pris en tenailles, entre baisse de la consommation, hausse de coûts et fin de l’argent gratuit. Ils doivent convaincre leurs actionnaires de ne pas sacrifier l’indispensable transformation : trouver le bon dosage entre « on » et « offline », décarboner leur activité, proposer une relation client omnicanale et personnalisée dans un contexte réglementaire plus contraignante, exploiter l’e-retail media et enrichir l’expérience vendeur. Mind Retail présente les principales tendances digitale et environnementale du retail pour cette année. 
Par Sophie Baqué. Publié le 12 janvier 2023 à 14h20 - Mis à jour le 18 janvier 2023 à 23h29
Synthèse

Le contexte

Après une bonne année 2021, le retail a terminé 2022 en négatif, en termes de ventes et de rentabilité. 

Dans la Zone Euro, le marché a baissé de -1,8 % en valeur en octobre 2022 (évolution mensuelle, Eurostat), enregistrant sa baisse la plus importante depuis juillet 2021. L’alimentaire était à -1,5 % et le non-alimentaire à -2,1%. En novembre, le marché a renoué avec la croissance au global (+0,8 %), mais les consommateurs ont continué leurs arbitrages : le non-alimentaire a cru de 1,6 % et l’alimentaire a baissé de -0,9 %. En Europe, l’inflation se situait à 10 % à fin décembre 2022.

Aux USA, après avoir bien résisté jusqu’en octobre (+1,3 %), le marché a plongé dans le rouge : -1 % en novembre (révisé le 18.01.23) et -1,1 % en décembre (évolution mensuelle, Census Bureau). Pour rappel, l’inflation à fin 2022 y était de +7,1 %. Les enseignes font donc face à des baisses encore plus marquées en volumes. Aux USA, les marges des grandes enseignes dégringolent : au T3, leurs marges ont baissé de -55 % en un an.

En France, en 2022, le retail alimentaire a baissé sans s’effondrer : -2,2 % en volume et +2,1 % en valeur (IRI). Rappelons que l’inflation alimentaire était à +6,1 % l’an dernier. Les Français ne peuvent plus monter en gamme, les premiers prix sont plus nombreux dans les paniers (ventes à + 7,4 %) tandis que le bio (-7,8 %) et les produits frais en sortent. Les enseignes à forte image prix ont gagné des consommateurs. …

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